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Bibisco : plus qu’un logiciel d’écriture, un guide


Un logiciel qui n’est pas un traitement de texte (donc avec lequel tu ne perds pas de temps à faire des jolies mise en page au lieu d’écrire) et qui permet d’organiser ton roman, de créer des liaisons de personnages, de détailler des lieux et approfondir tes personnages ?
Ne cherche plus, c’est Bibisco.

Toi aussi je suis sûr, tu galères pour ordonner et écrire ton roman. Pire, tu rames pour l’organiser : comment déplacer les chapitres, comment gérer tes fiches de personnages, etc.
Un boulot infernal. Je sais bien, c’est pareil pour moi.

Tu sais quoi ? J’ai trouvé la solution à tout ces problèmes.
En tout cas, le logiciel que je t’ai déniché a résolu tous MES problèmes. Et comme il n’y a pas de raison pour qu’il ne résolve pas les tiens, puisqu’on a les mêmes…

1 logiciel, 2 versions

Bibisco puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un logiciel d’écriture gratuit dans sa version Community Edition (CE). Une version light mais complètement utilisable. Les restrictions ne t’empêche ni d’écrire, ni d’organiser ton histoire.

La version Supporter Edition (SE) elle, est complète… et payante MAIS… tu paies ce que tu veux. C’est pas génial ça ? Je trouve l’idée tellement cool, que ça ne vaut pas le coup de se limiter à la version gratuite.
D’ailleurs je lance une petite réflexion : quand tu prendras la version Supporter Edition, demande-toi combien tu aurais payé un logiciel concurrent, et pourquoi celui-ci vaudrait moins.

En vrai, je ne lui reproche une ou deux petites choses : ne pas avoir un vrai correcteur et/ou ne pas être compatible avec un vrai correcteur et ne pas donner de vue d’ensemble sur l’œuvre en cours.
Cela dit franchement, comme un des premiers conseils qu’on reçoit en tant que jeune auteur c’est : « Désactive ton correcteur mental », je ne vois pas pourquoi on laisserai un correcteur technologique branché. Pour les corrections, on verra quand le premier jet sera bouclé. Quant à la vision d’ensemble, il y a d’autre moyen comme celui que je te décris dans l’article ci-dessous.

Lire l’article : Découvrir les incohérences de ton roman et te remotiver

Community Edition VS Supporter Edition

Voici un petit tableau avec les différences entre ces 2 versions.

FonctionnalitésCommunity EditionSupporter Edition
Gérer son projetxx
Mode sombrex
Historiquex
Objectifs (pour le Nanowrimo c’est cool)x
Architecturexx
Personnagesxx
Lieuxxx
Objetsx
Relations entre les personnagesx
Chapitresxx
Déplacer une scène dans un autre chapitrex
Recherchex
Chronologiex
Analyse du romanxx
Export : Pdf, Doc, Txtxx
Export : Epubx

Première utilisation de Bibisco

Chose amusante, lorsque tu ouvres Bibisco pour la première fois, il te donne quelques astuces d’écriture : pourquoi créer des personnages crédibles est important, qui doit raconter l’histoire, etc.

Des questions qui font réfléchir. Franchement, je ne me les posais pas avant. Maintenant, oui. Mes personnages sont un peu plus profond que ce qu’ils étaient à la base et dans le cadre de mon histoire, c’est pas un mal.

Structure d’un roman

Maintenant que tu es dans le logiciel, tu es accompagné dans la création même de l’histoire. Bibisco te demande de créer ta prémisse (pitch), un plan, de poser ton environnement ou de commencer à prendre des notes (SE).

Dans cette partie, tu peux aussi gérer les fils narratifs de ton histoire. Eh oui, là aussi j’ai découvert que mon roman comportait plusieurs histoires dans l’histoire. Plusieurs fils narratifs. C’est même ce qui m’a permis de modifier la fin de mon roman pour prendre le lecteur par surprise avec un fil narratif caché (tellement caché que même moi je ne l’aurais pas vu si Bibisco ne m’avait pas interpeler sur le sujet).

Les chapitres et les scènes

Bibisco te prend par la main sur tout le processus créatif.
Quand tu crées un chapitre par exemple, il te demande si celui-ci fera avancer l’histoire, puis te propose de créer tes scènes (parce que oui, un chapitre c’est une suite de scènes).
D’ailleurs, je n’avais jamais envisagé ce type de découpage et ça me perturbe un peu. C’est aussi ça progresser : savoir remettre en question ce que l’on tiens pour acquis.

Tu peux aussi étiqueter chaque chapitre pour voir se construire ton histoire. Ces étiquettes vont permettre de générer des statistiques. Je ne sais pas encore trop quoi en penser, mais ça fait de jolis tableaux.
Pour que ça fonctionne, il faut dire : qui apparaît dans le chapitre, quel est le point de vue du narrateur, de quel fil narratif il s’agit, etc. C’est facile, ce ne sont que des boutons.

Une fois que tu as fait ça pour chaque scène écrite, tu obtiens des stats pointues sur :
– qui apparaît,
– où,
– avec qui,
– etc.
Très pointues. La seule utilisation que je vois pour cet outil c’est au cas où tu voudrais en faire un film 🙂 Je me demande si Andrea Feccomandi, la développeuse du projet, y a déjà pensé.

Ca me paraît une sacré bonne base pour préparer un tournage.

Ca te dit aussi si un chapitre et plus gros qu’un autre. Ca ne veut pas dire qu’il faille rééquilibrer pour autant, tu es seul maître à bord. En revanche ça peut te donner un aperçu de ce qu’il te reste à faire.

Les personnages et leurs caractéristiques

Avec la partie « Personnages », tu prends en pleine tête tout ce à quoi tu n’as pas pensé pour décrire tes personnages : psychologie, sociologie, passions, etc.

Bibisco va très loin. Là encore, rien t’oblige à tout utiliser mais c’est une bonne façon de creuser la psychologie des persos. Je t’en reparles plus tard.

Les fils narratifs (arcs narratifs)

Un fil narratif, en gros, c’est une histoire. Une seule histoire.
Dans un roman, il peut y avoir plusieurs histoires parallèles.
Si je prends l’exemple extrême de Game of Thrones de Georges R. R. Martin, tu comprends immédiatement ce que ça veut dire. Chaque famille a sa propre histoire. Que ce soit les grand-parents, les enfants, les petits-enfants, les traîtres, les fous, les amoureux, etc.
Tyrion et sa malédiction, Arya et sa vengeance, Circé et l’amour de ses enfants, Daenerys et son pouvoir, le Roi de la nuit et ses… bref, tu as compris l’idée.

Bibisco t’aide (un peu) en te proposant un endroit où construire tes fils narratifs. Ce sont pas des fonctionnalités supplémentaires, juste un endroit où écrire tes notes sur le sujet. Ils apparaîtront eux aussi dans les étiquettes, ce qui te permettra de savoir où tu en es.

L’explorateur de projet, le garant de la cohérence

L’explorateur de projet de Bibisco

Imagine que tu écrives une scène dans laquelle agit un personnage. Comment se comporte-t-il avec les autres ? Quel est son nom déjà ? Mince, quelle est son expression favorite ?

Pas de soucis, avec l’explorateur de projet, tu peux avoir toutes ces informations (pour peu que tu les ai saisies auparavant évidemment).

Ca marche aussi avec les lieux, les objets (SE), etc.

Exporter son roman

Et puis bien sur, une fois que tu as terminé ton roman, il te faut l’envoyer à tes bêta lecteurs ou, s’il est déjà corrigé, à la maison d’édition, ou encore le mettre en ligne sur la plateforme de ton choix. Pour ce faire, tu as la possibilité d’exporter sous différents formats tels que : PDF, DOCX, TXT ou EPUB (SE).

Ici pas de mise en page. En revanche tu auras un document parfaitement lisible découpé selon tes choix / chapitres. La cerise sur le Bibisco c’est qu’il te génèrera 2 fichiers. Ton roman bien sûr, mais aussi toutes les notes que tu auras rédigé pour tes personnages, tes lieux, tes fils narratifs, etc. Ca peut permettre de se replonger dans son histoire pour ne rien oublier et rester le plus cohérent possible (d’accord, c’est un peu ma hantise).

Conclusion

Un logiciel qui mérite toute ton attention. Il me semble idéal pour écrire un premier jet grâce à son absence de possibilités de mise en page et de correction qui pour moi sont des « ralentisseurs d’écriture ». Ne pas en avoir est à mon sens un plus indéniable (mais ce n’est que mon avis). Son interface minimaliste évite tout un tas de perturbations visuelles.

Les plus

  • Les aides à la création
  • L’explorateur de projet
  • Le suivi d’objectif
  • L’absence de mise en page
  • L’absence de correcteur
  • Son interface minimaliste

Les moins

  • Pas de vision d’ensemble
  • Une navigation peu ergonomique

J’espère que j’aurais réussi à t’éclairer sur cette petite merveille qu’est Bibisco et sur ce qu’il peut t’apporter. Pour le voir en action, tu peux visionner la vidéo que j’ai faites il y a quelques temps pendant un live sur ma chaîne Twitch.

La chaine Twitch de Robert G. Forge

Le live Bibisco

8 réflexions au sujet de “Bibisco : plus qu’un logiciel d’écriture, un guide”

  1. Bonjour, comme dit dans un commentaire plus haut c’est ressemblant avec des logiciels existants. J’utilise writecontrol qui ressemble fort et à plus d’outils gratuits. En plus il a l’avantage d’être français et hébergé en France, contrairement à Bibisco.
    L’export sur writecontrol est aussi plus complet car il propose une mise en page automatique dans différents formats (poche, A5, etc.).
    Sur writecontrol il y a également l’après écriture, c’est à dire la création de couverture et l’impression à la demande.
    Personnellement je ne jure plus que par writecontrol ^^
    Merci pour la découverte en tout cas !

    J'aime

    1. Bonjour Hélène.
      Ne connaissant pas Scribbook je ne vois pour le moment qu’une seule différence : si le site ferme, tu perds l’outil et tes écrits, alors que si le développeur de Bibisco décide de ne plus développer le logiciel, tu as toujours une copie de tes écrits et une version du logiciel fonctionnelle.
      Tu connais Scribbook ?

      J'aime

      1. Bonjour,

        Je suis tombé un peu par hasard sur ce commentaire. Etant le créateur de Scribbook je ne vais pas présenter mon outil (ce qui n’est pas le but ici) mais plutôt de répondre à la question sous-jacente : que se passe-t’il si le site ferme.

        Si le site ferme : en tant que possesseur du site mais pas des écrits (CGU), je me dois de fournir à tout ceux qui en font la demande leur travail car ce n’est pas ma possession. De plus en tant qu’entreprise sérieuse, si cela devait arrivé les gens seraient prévenus très en avance.

        Ensuite, les écrivains font régulièrement des exports 😉 et bien sûr il y a la sauvegarde distante automatique possible vers gdrive et dropbox.

        Je rajouterais que les outils en ligne existent pour une raison : pouvoir avoir un accès à son travail partout et à tout moment. En gros, même ceux qui n’utilisent que word font aussi des copies en ligne sur gDrive par exemple car si votre ordinateur brule, ou si cambriolage, vos écrits sont alors perdu autant qu’avec une fermeture de site.

        Amicalement,

        Jonathan

        J'aime

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